Fruit d'années de collecte sonore et de sensibilisation à l'écoute de nos paysages naturels, une conférence !

C’est une juste cause et un juste aboutissement à des contentieux innombrables opposant les campagnards aux néo-ruraux : le chant du coq, le coassement des grenouilles, le retentissement des cloches, le vrombissement du tracteur etc. C’est un fait singulier et patent que dans notre société, l’on ignore son propre bruit –comme sa tondeuse ou sa souffleuse de feuilles– et que l’on se plaigne de celui du voisin dont il n’est même pas responsable, comme des grenouilles, par nature sans maître, et qui sont protégées par la loi. N’est-il pas révélateur que l’on soit enclin à condamner le propriétaire d’une mare (habitat d’espèce protégée) plutôt que l’infraction aux arrêtés municipaux sur le bruit à l’encontre du jardinier du dimanche qui assourdit son voisinage avec son taille-haie aux heures indues plutôt que de recourir à sa cisaille ?

Au fil de mes conférences, faisant profiter de ma vision de praticien du droit et de mon oreille d’audio-naturaliste, j’explique les tenants et les aboutissants de notre rapport au bruit mais aussi au devenir de nos paysages sonores de la nature. Au fil des décennies, tandis que les lois s’amoncèlent pour protéger notre environnement, la nature continue de régresser devant l’avancée de la ville et de l’occupation artificielle de l’espace. Un envahissement loin d’être superficiel. Ainsi, le bienfait pour le corps et l’esprit que sont les paysages sonores de la nature s’érode à l’image de la biodiversité en même temps que gagne le bruit des hommes…

Fort heureusement, il est encore possible de sauver nos paysages sonores naturels de l’ensevelissement car si l’effondrement de la biodiversité est irréversible, les nuisances sonores ne sont pas des tendances irréversibles. Il suffit de commencer à tendre l’oreille et commencer à tirer les enseignements des confinements imposés par la pandémie de COVID-19 par exemple ; un credo que nous sommes encore trop peu à prêcher qui fait son chemin…

Si le paysage naturel est un élément de notre Patrimoine, les paysages sonores en sont une composante... fort malmenée !

Au cours de mes stages, sorties, animations et conférences, je tente de familiariser le public avec cette idée. Récemment, en janvier 2021, la loi l’a consacrée en intégrant les « sons et odeurs » dans le patrimoine commun de la Nation.

Sympathiques "cartes postales sonores", le chant du coq ou des grenouilles (ici une Grenouille "verte" (Pelophylax sp.) sont des sujets de discorde révélateur de l'éloignement fondamental de l'Homme sophistiqué vis-à-vis de la nature sauvage et même, désormais, de la ruralité. Mais la nature n'a pas de maître, comme le rappelle la loi !

Carte_postale_La_Côte_de_Granit_Rose_Recto.JPG

Une technique parmi d'autres au service de la mise en valeur de la biodiversité et des paysages sonores de la nature... Pour en savoir plus sur le volet technique de mes travaux, lisez ma page ici 

Ce paysage sonore, l'essence même de l'esprit de mon label "MémoTopic"®, (littéralement et éthymologiquement la "topologie mnémotechnique"), c'est cette richesse toute proche, que nous ne remarquons que quand nous l'avons perdue, comme en atteste la révélation du confinement 2020, tout comme stoppe une machine infernale, enfin, laissant apparaître sous la "couche de crasse sonore", l'éclat chamarré de l'univers sonore de la nature qui nous entoure. Un univers acoustique exaltant que je m'efforce de vous faire découvrir à travers mes "empreintes sonores" ou pourquoi pas à travers des conférences et diffusions publiques ou encore des cartes postales sonores pour valoriser votre région...